Le SD-WAN doit combiner sécurité, performances et résilience

Une récente enquête menée par Fortinet France révèle les motivations actuelles des entreprises et celles des utilisateurs de services répartis pour migrer vers une architecture SD-WAN.

Quels sont les défis et les cas d’usage actuels des organisations françaises en termes de réseaux étendus ? Pour le savoir précisément, l’équipementier Fortinet France a mené une enquête au cours du premier semestre 2022 auprès ses propres clients locaux et d’abonnés de la presse spécialisée.

Les réponses recueillies proviennent de 228 décideurs issus de grandes structures dont 90% facilitent la collaboration de plus de 500 salariés par leurs infrastructures étendues.

Les trois premiers besoins d’évolution des liens étendus concernent :

  • La connectivité des sites distants (31,8%)
  • Une administration centralisée (27,7%)
  • Une visibilité sur le fonctionnement et le trafic réseau (17,8%)

Combinés, ces trois critères forment 77,2% des motivations pour migrer vers le SD-WAN.

Les équipes IT souhaitent pouvoir disposer d’une seule et unique console d’administration pour superviser et maintenir tous leurs réseaux distants. Elles souhaitent aussi contrôler tous les trafics réseau des bureaux distants et des télétravailleurs, et accorder en priorité la bande passante aux flux d’applications critiques.

Soutenir une stratégie de migration Cloud-First ou une connectivité Cloud apparaît également dans les cas d’usage révélés par le sondage, mais ce critère concerne encore peu de sondés sur l’Hexagone (6,9%).

Fournir une sécurité de bout en bout

L’objectif d’offrir une sécurité de bout en bout (45,3%) arrive loin devant la réduction des coûts d’exploitation des réseaux étendus et l’amélioration de la bande passante destinée aux utilisateurs (22%). Les collaborateurs se plaignent volontiers d’une expérience utilisateur médiocre, en particulier pour l’accès aux applications d’entreprise par le biais de liens mutualisés du siège social. Ils regrettent également l’absence de tolérance aux pannes lors de la rupture d’un lien étendu. Outre la résilience vis-à-vis des pannes, 13,5% des sondés estiment que l’infrastructure des réseaux étendus est devenue trop complexe au fil de ses évolutions.

Elle manque en particulier d’agilité, d’administration automatisée et s’avère incapable d’apporter la visibilité de tous les trafics essentiels aux activités métiers, de bout en bout.

Plus qu’un choix d’architecture cloud – le modèle hybride devenant celui retenu par une majorité d’organisations -, c’est le nombre de workloads confiées aux prestataires cloud et aux éditeurs SaaS qui pourra déterminer les évolutions à venir des réseaux étendus.

Déplacer ses workloads entre plusieurs clouds

En France, plus des deux tiers des décideurs sondés observent que leurs traitements informatiques sont répartis dans un ou plusieurs clouds ; moins d’un tiers ne se prononcent pas sur ce point.

Cette tendance du marché se confirme au cours du premier semestre 2022, avec 22,8% des organisations ayant migré une majorité de charges applicatives vers le cloud. C’est déjà plus que les responsables IT ayant migré entre 20% et 50% de leurs traitements vers le cloud, et à peine moins que ceux qui ont migré moins de 20% de leurs applications vers le cloud computing.

Qu’en est-il de la part du budget IT consacré aux télécommunications dans ce contexte ? Pour plus de six entreprises sur dix (62,3%), elle reste inférieure à 30% tandis que 11,1% des organisations constatent une part beaucoup plus élevée, supérieure à 75%.

Auteur de l’article : la Rédaction

Journaliste et fondateur de l'agence éditoriale PulsEdit, Olivier Bouzereau développe la communauté open source OW2, des services et contenus pour les médias, événements et professionnels de la santé et des technologies numériques.