Le consortium Mobi explore le potentiel d’une blockchain ouverte

Pour Renault, BMW, Bosch, Ford, General Motors, Accenture, IBM et une trentaine d’autres acteurs, il est temps de mettre en commun des ressources innovantes via la nouvelle initiative Mobi (Mobility
Open Blockchain Initiative).

Chris Ballinger, ex-directeur financier chargé des services mobiles de l’institut de recherche Toyota dirige le consortium Mobi avec pour objectif de créer une plateforme ouverte aux utilisateurs et propriétaires de véhicules, ainsi qu’aux opérateurs d’infrastructures et aux prestataires de services mobiles.

La raison d’être de l’initiative consiste à explorer les technologies de la chaîne de blocs et leurs usages en mobilité connectée, pour rendre les transports plus sûrs, plus abordables, et plus accessibles.

« Le potentiel de la technologie Blockchain, par essence décentralisée, doit être évalué par un écosystème ouvert. C’est pourquoi, il est naturel pour le Groupe Renault de participer au consortium Mobi. Ce sera une excellente occasion de partager et d’apprendre sur les possibilités ouvertes par la technologie Distributed Ledger notamment, appliquée à l’automobile. En fin de compte, nous voulons travailler ensemble pour définir les futures normes et les cas d’usage simplifiant la vie quotidienne de nos clients » , explique Sophie Schmidtlin, directrice générale en charge des alliances mondiales en ingénierie avancée de Renault.

Les premiers membres de Mobi forment déjà plus de 70% de la production de véhicules mondiaux. Ils sont motivés pour partager des ressources de recherche et développement afin de garantir à leurs clients qu’ils conserveront une souveraineté et une protection des données générées dans le cadre de leurs déplacements et lors des transactions d’auto-partage.

L’industrie des transports semble prête à investir dans la sécurité, la confidentialité des données, des modèles économiques et théoriques innovants, ainsi que le passage à l’échelle des services IoT.  L’an passé déjà, Bosch, Cisco, Gemalto et Foxconn formaient l’initiative Trusted IoT Alliance, à présent membre de Mobi, pour soutenir des objets connectés de confiance bâtis sur la blockchain.

En mars dernier, l’initiative de recherche BART (Blockchain Advanced Research & Technologies) concentraient aussi une trentaine de chercheurs d’instituts Français autour de ces mêmes thématiques ; ils sont issus de l’Inria, l’Institut de recherche technologique (IRT), Télécom ParisTech, Télécoms SudParis et SystemX.

La Blockchain fonctionne en distribuant les informations à un réseau indépendant, en veillant à ce que les transactions soient sécurisées ; la confidentialité des données, les droits de propriété et l’intégrité restent protégés. Les partenaires du consortium Mobi cherchent à créer une transparence et une confiance auprès des utilisateurs, à réduire les risques de fraude mais aussi les frictions et les coûts de transactions appliqués par les opérateurs de services.

 

Auteur de l’article : la Rédaction

la Rédaction
Journaliste spécialisé, animateur de conférences et de la communauté open source OW2, Olivier Bouzereau s'intéresse au développement de services Web, aux infrastructures, au stockage et à la sécurité informatiques.

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