Mesurer les performances du refroidissement

Dernier outil multi-indicateurs de l’association The Green Grid, l’indice de performance du refroidissement permet d’appréhender de manière globale l’efficacité des dispositifs de refroidissement des centres de données.

Il fournit aux dirigeants les moyens de prendre des décisions avisées pour optimiser les performances.

L’association Green Grid est un consortium international composé de sociétés, d’organismes gouvernementaux, d’établissements d’enseignement et d’individus désireux d’améliorer l’efficacité des ressources technologiques de l’information et des centres de données au travers de mesures, d’outils et des bonnes pratiques.

Complémentaire de l’indicateur d’efficacité énergétique PUE et des ratios énergétiques PUEr sur lesquels il s’appuie, le nouvel indice prend en compte la résilience et la conformité thermique du centre d’exploitation informatique et révèle les performances en fonctionnement normal ainsi qu’en cas de dysfonctionnement.

Grâce à l’indicateur, les opérateurs de centres de données peuvent prévoir l’impact des modifications envisagées avant leur mise en œuvre et opter pour des configurations alliant au mieux efficacité, résilience et conformité pour l’entreprise.

roel_castelein« Plutôt que de concevoir un indicateur de performance globale, l’indicateur en question a été créé pour prendre en compte les aspects les plus décisifs de l’efficacité du système de refroidissement d’un centre de données. Si le PUE représente une réelle avancée pour mesurer l’efficacité énergétique à un jour J, il est également impératif, pour obtenir une image plus exhaustive du refroidissement de l’installation, de calculer l’efficacité du refroidissement et la future situation thermique du centre de données », explique Roel Castelein, directeur marketing EMEA, The Green Grid.

À l’heure actuelle, le PUE est l’indice le plus souvent employé pour évaluer les besoins en ressources du centre de données ; cet outil a fait ses preuves auprès des grandes entreprises en réalisant des objectifs d’efficacité énergétique optimisés. Cependant, des critiques soulignent son incapacité à rendre compte d’autres aspects importants du rendement, faute d’indices spécifiques.

Afin de prendre en compte ces préoccupations et de mieux appréhender les performances d’un centre de données, l’indicateur de performance conjugue trois éléments : le ratio d’efficacité énergétique, la conformité thermique informatique et la résilience thermique informatique.

« Le véritable atout de l’indicateur de performance, pour les opérateurs de centres de données, réside dans sa modularité et sa faculté à intégrer de nouveaux indicateurs à l’avenir, au fur et à mesure de leur définition. De quoi élargir leur marge de manœuvre sur le plan de la productivité, tout en évitant que les critères ne deviennent obsolètes face aux exigences des centres de données modernes », poursuit-il.

Ces indicateurs ont été mis au point pour rendre mieux compte des modalités de refroidissement des équipements dans le cadre d’un fonctionnement normal, des conditions de maintenance et des scénarios de défaillance afin de faire en sorte que l’installation évaluée demeure apte à abriter et à protéger du matériel informatique toute sa vie durant.

«  L’indicateur de performance permet de prendre des décisions stratégiques en s’appuyant sur un diagnostic scientifique, plutôt qu’aux tâtonnements sur l’historique des valeurs PUE. Désormais, les facility managers disposent d’une vue claire sur les points à améliorer ainsi que sur l’incidence des changements sur l’écosystème tout entier »,  confirme Mark Seymour, directeur technique de Future Facilities.

 

Auteur de l’article : la Rédaction

la Rédaction
Journaliste spécialisé, animateur de conférences et de la communauté open source OW2, Olivier Bouzereau s'intéresse au développement de services Web, aux infrastructures, au stockage et à la sécurité informatiques.